Diagnostic agraire de la CRD de Madina Oula et des districts nord de la Commune Urbaine de Kindia

6 heures d’avion nous ont permis de mettre pied à terre sur le sol guinéen, dans les bureaux de l’APEK agriculture (ONG nationale) et de Guinée 44 (association internationale). Sous le soleil et les palmiers, à l’aide de notre questionnaire élaboré avec les animateurs de l’APEK, nous avons parcouru plusieurs centaines de kilomètres, de village en village, dans les districts nord de la commune urbaine de Kindia et dans la sous-préfecture de Madina-Oula.

Après plusieurs enquêtes et de longues discussions avec les agriculteurs et les éleveurs de ces deux zones, nous avons pu comprendre et analyser les potentialités et les contraintes environnementales, les techniques de production, le mode de vie… Quelle meilleure technique de diagnostic et d’analyse agraire que de parcourir le terrain, à l’aide des indispensables motos de l’APEK ? Les heures au bureau, au grés des coupures d’électricité nous ont permis de dresser le bilan de nos observations. L’agriculture guinéenne, qui possède des potentialités remarquables, souffre d’un manque de développement important. La main d’œuvre, le climat, la fertilité du sol ou encore la disponibilité des terres ne parviennent pas à palier à l’insuffisance de moyens, l’enclavement géographique etc…


Les outils les plus utilisés restent la houe, le coupe-coupe et dans quelques cas, la charrue. Le travail de la terre se fait à la main dans les bas-fonds, ou par la technique de l’abattis brûlis sur les coteaux. Mais la croissance démographique ne permet pas l’utilisation de ces techniques sur le long terme ni de faire face aux besoins alimentaires de la population.

C’est pourquoi il est important de mobiliser des moyens matériels et organisationnels en cohérence avec chaque système agraire. Les acteurs de développement tels que l’APEK, le RGTA, SARA, la DPDRE, Guinée44… se sont déjà associés pour mener des actions globales auprès des organisations paysannes.

Pour nous, l’expérience fut si enrichissante, que ce soit au niveau culturel, relationnel, ou professionnel, que nous espérons avoir contribué efficacement au développement local de cette belle préfecture de Kindia en Guinée.

Estelle DEVAUX et Marion GUIMET